Mission
Masse critique a été formé afin de promouvoir certaines priorités au sein de la gauche québécoise organisée au sein des partis politiques et des mouvements sociaux.
Proposer une formation politique critique
Nous sommes persuadés que des personnes avec un esprit critique mieux développé seront plus aptes à appréhender les facteurs et les choix politiques qui ont façonné la réalité actuelle, à faire des propositions qui remettent en cause cette réalité et à mener des débats de manière saine, intéressante et constructive.
Pour Masse critique, l’éducation politique se veut d’abord et avant tout un processus d’échange et de transfert de savoir.
Si les formateurs et formatrices de Masse critique ont acquis certaines connaissances au fil de leurs expériences, tant personnelles que professionnelles ou académiques, ils et elles n’ont aucune prétention de détenir une vérité absolue et finale. Nous voulons donc mettre sur pied des ateliers d’éducation politique afin de susciter débats et réflexions sur des sujets qu’il semble important d’aborder.
Ces ateliers se veulent également une occasion d’échange afin de mettre en place des lieux où la gauche pourra s’enrichir à travers une expérience de réflexion collective.
Militer en faveur de structures démocratiques, transparentes décentralisées et participatives
Pour nous, faire de la politique autrement, c’est d’abord se régir par des structures démocratiques, transparentes, décentralisées et participatives. Nous croyons qu’il faut veiller à la création et à la préservation d’une vie démocratique active en proposant des façons de favoriser la participation des membres de la base.
Principes de base
Nous nous basons sur trois axes transversaux qui guident nos actions politiques.
L’anticapitalisme
Notre analyse nous pousse à faire la critique du système économique en place, système qu’il importe d’identifier et de nommer par son nom : le capitalisme. Les façons de comprendre, d’étudier et de critiquer ce système sont multiples, et nous sommes en faveur d’une diversité des grilles d’analyses qui permettent de l’aborder. Cela dit, pour nous, il est essentiel, tant pour la préservation de la vie et de la dignité humaine que pour la préservation de notre écosystème en entier, de dépasser ce système et de le remplacer. Les méthodes et les voies pour réaliser ce dépassement et les systèmes qui pourraient venir ensuite sont sujets à discussion et à réflexion. Mais le constat et la critique demeurent : il faut aller au-delà du capitalisme.
La Constituante : meilleure voie pour la souveraineté
La façon de réaliser la souveraineté du Québec est une question essentielle pour nous. La formation d’un nouveau pays et la rédaction de sa constitution ne doivent pas être laissées entre les mains d’une élite gouvernante. La seule démarche légitime pour atteindre la souveraineté dans la sérénité et la confiance est de laisser à un corps de citoyens et de citoyennes élus, non partisan et extra-parlementaire, le soin de rédiger une constitution pour un Québec souverain. C’est sur la valeur d’une proposition claire de ce qui les attend au lendemain de la souveraineté que les Québécois et les Québécoises devraient se prononcer.
Politique des urnes et de la rue
La politique partisane et l’action communautaire ne doivent pas fonctionner en vases clos. Nous sommes persuadés que par des mesures de démocratie participative, il est possible de faire échanger activement ces deux milieux et de construire des alternatives à partir de ce partage. Cette démarche n’est pas univoque. La politique partisane de gauche doit aussi appuyer franchement les luttes sociales progressistes et être présente dans la rue dans un souci d’ancrer sa légitimité au sein même des mouvements populaires, mais aussi pour y favoriser l’émergence d’une action politique commune.
